Index de l'article

 

LE CONTRÔLE PAR EXCEPTION

 

Le contrôle par exception désigne une pratique qui consiste, pour le chef de projet, à ne s'occuper que de ce qui va mal.

A charge pour lui de mettre en place un système d'information de projet qui ne lui remonte que les " bonnes alarmes utiles ", celles des difficultés rencontrées par ses contributeurs.

Cela lui permet de concentrer son énergie là où elle est la plus efficace et de laisser en paix tous ceux dont les tâches se déroulent conformément à la prévision de référence, alias le planning.

NDLR : les pauvres, comme je les plains : ils ne deviendront jamais des héros et ils seront peut-être soupçonnés de choisir les projets faciles. Je les connais bien ceux-là, ce sont eux qui me font travailler !

Tout cela est fort joli et ne fonctionne bien entendu que si la délégation de pouvoir est accompagnée d'une bonne contrepartie d'engagement de rendre compte. Chaque responsable de tâche ou de lot de travaux est tenu de signaler toute perturbation rendant la réalisation de sa ou ses tâches dès qu'elle est constatée ou pressentie non conforme aux prévisions. En échange de quoi, le chef de projet promet d'ignorer tout ce qui va bien dans son contrôle d'avancement et de donner la priorité à la résolution des problèmes.

Si le contrôle par exception n'est pas mis en place, la charge du suivi d'avancement va être lourde pour le projet et l'ambiance .... différente.

 

De façon symétrique, la direction a elle aussi tout intérêt à fonctionner sur ce principe pour sa gestion des projets. Le management des chefs de projet s'en trouve renforcé et, point très positif, le reporting peut être réduit à l'essentiel pour préserver du temps utile et précieux au pilotage opérationnel.